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Libération

Gbagbo s’en remet à Dieu

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Baigné de mysticisme, le président sortant attend les opposants à Abidjan.

Publié le 31/03/2011 à 0h00

Les tensions sont désormais si fortes au sein du couple Gbagbo qu'il ne parvient même plus à les cacher. Récemment, le président ivoirien sortant et son épouse se sont déchirés devant une assistance médusée, rassemblée au Palais de Cocody, à Abidjan. «Si nous faisons ce que tu préconises, nous allons tous mourir», aurait lancé Laurent Gbagbo à la «première dame», avant d'ajouter : «Mais, après tout, si c'est ce que tu veux…» Alors que les Forces républicaines d'Alassane Ouattara se rapprochent à grands pas d'Abidjan, l'heure du choix approchait, hier soir, pour Laurent Gbagbo. Quitter le pouvoir ou mettre à feu et à sang Abidjan, pour une issue probablement équivalente. Avant l'élection présidentielle de novembre dernier, l'ancien opposant d'Houphouët-Boigny avait lancé un «J'y suis, j'y reste !» sans ambiguïté. Laurent Gbagbo, qui se voit en résistant, l'a dit publiquement : il se battra jusqu'au bout. Cette volonté farouche de s'accrocher au pouvoir a-t-elle été décuplée par l'influence d'une partie de son entourage en pleine dérive messianique ? C'est le cas, notamment de Simone Gbagbo depuis qu'elle a échappé, il y a plusieurs années de cela, à un grave accident de voiture.

En décembre dernier, lorsque le Conseil constitutionnel a proclamé la victoire de son mari, à la faveur de l'annulation de quelque 600 000 voix dans le nord du pays, la «première dame» a déclaré : «C'est Dieu qui a voulu que mon mari soit élu.» Ces derniers jours, el

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