Un vent de liberté souffle en tempête contre les dictateurs africains. Et il est sur le point d’emporter Laurent Gbagbo, rejeté par les urnes en novembre, mais qui s’accrochait au pouvoir et à ses privilèges. Il y a quelques jours encore, le scénario du pire semblait inéluctable, celui d’une guerre civile, avec son cortège de haines et de violences massives. Au point que de multiples voix africaines dénonçaient l’indignation sélective de l’Occident et de la coalition internationale qui sauvaient Benghazi mais abandonnaient Abidjan. C’est l’heure des peuples : les Ivoiriens ont pris leur destin en main, ils sont en passe de réussir à se libérer. Il a fallu le sang-froid, la patience et l’habileté d’Alassane Ouattara et de ses partisans pour isoler Laurent Gbagbo, semaine après semaine, jusqu’à la chute finale. Cette victoire-là résonne déjà dans toute l’Afrique : c’est la possibilité même d’une transition démocratique à travers un processus électoral qui était en jeu. La communauté internationale n’est pas exempte de tous reproches: l’Afrique s’est divisée, l’ONU a tergiversé, et les Occidentaux ont semblé parfois baisser les bras. Mais au bout de compte, la détermination d’Obama, le travail en coulisse de la France et le ralliement tardif de l’Afrique du Sud ont joué leur rôle. Africains et Occidentaux ont désormais un même devoir : aider le peuple ivoirien en proie à une crise humanitaire majeure - 1 million de déplacés, 100 000 réfugiés au Liberia - pour éloigner définitiv
EDITORIAL
Chute
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Publié le 01/04/2011 à 0h00
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