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Récit

Côte-d’Ivoire : Gbagbo joue au desesperado

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Entouré d’un millier de fidèles, le chef de l’Etat autoproclamé était retranché, vendredi soir, dans sa résidence à Abidjan.

Un pro-Gbagbo, à Abidjan vendredi. (AFP - JEAN-PHILIPPE KSIAZEK)
Publié le 02/04/2011 à 0h00

Avec l’énergie du désespoir. Contre toute attente, le clan Gbagbo, malgré des défections en cascade dans l’armée et son isolement croissant, résistait encore vendredi soir aux forces pro-Ouattara dans Abidjan. Peut-être galvanisé par la présence de leur chef, qui serait toujours sur place, un noyau dur, composé d’environ un millier d’hommes, défendait farouchement la résidence du président sortant, dans le quartier de Cocody.

Propagande. Toute la journée, des tirs à l'arme lourde ont fait trembler les murs des maisons. On s'est également battu au Plateau, le centre administratif d'Abidjan, aux abords de la présidence de la République. Vers 19 heures, vendredi, des combattants des Forces républicaines de Côte-d'Ivoire (FRCI) auraient pénétré dans la cour du palais présidentiel. De même, Gbagbo a perdu le contrôle de la Radio-télévision, arme de propagande massive.

Vendredi soir, des responsables français affirmaient que Gbagbo se trouverait toujours dans sa résidence de Cocody. A l'issue d'une réunion à l'Elysée en présence du Premier ministre, François Fillon, des ministres des Affaires étrangères et de la Défense, Alain Juppé et Gérard Longuet, Nicolas Sarkozy a de nouveau appelé le chef de l'Etat ivoirien sortant à quitter sans délai et pacifiquement le pouvoir. Un appel qui sonne comme une incantation. «Il ne démissionnera pas et ne s'en sortira pas vivant», affirme l'un de ses amis les plus proches, le socialiste français Guy Labertit. A l'en croi

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