Guillaume Soro, futur vice-président d'Alassane Ouattara ? La question est loin d'être saugrenue. Selon une source bien informée, le nouveau président pourrait créer un tel poste, taillé sur mesure pour son «jeune frère», en guise de remerciement pour ses bons et loyaux services.«C'est lui qui, de facto, est en train d'offrir la victoire à Alassane Ouattara», relève un observateur étranger. Le nouveau chef de l'Etat ivoirien devra donc continuer de composer avec lui. Car les relations entre les deux hommes sont plus complexes qu'on ne l'imagine.
Depuis l'élection présidentielle contestée de novembre, Guillaume Soro assume de fait des fonctions de numéro 1 bis. «Alassane Ouattara l'a choisi comme Premier ministre de combat et Guillaume Soro a su se rendre indispensable, note Gilles Yabi, directeur pour l'Afrique de l'Ouest de l'International Crisis Group (ICG). Il jouera un rôle plus important que prévu dans l'après-guerre.»
En décembre, devant le refus de Laurent Gbagbo de céder le pouvoir, Soro fait le grand saut. Lui, l’ancien chef politique de la rébellion de 2002, devenu le Premier ministre de Gbagbo en 2007 après la signature des accords de paix de Ouagadougou, bascule dans le camp d’Alassane Ouattara. Ce dernier le nomme aussitôt à la tête du gouvernement de l’hôtel du Golf avec une mission claire : préparer le recours à l’option militaire et se tenir prêt, au cas où. Ainsi, pendant que le président reconnu par la communauté internati




