Après quatre mois de guerre civile, la Côte-d'Ivoire s'est offert hier un énième jour de confusion, les informations contradictoires circulant sur la reddition du président sortant Laurent Gbagbo. En début de soirée, sur la foi d'un document interne aux Nations unies, l'agence Reuters annonçait que l'ex-chef de l'Etat s'était rendu et avait demandé la protection de l'ONU. Avant d'être rapidement démenti. L'Elysée faisait état de «tractations» mais «pas encore de reddition».
Scénario. Selon une source du ministère français des Affaires étrangères, les négociations butaient sur les exigences de Gbagbo. En échange de son départ, il souhaitait rester à Abidjan sur le sol ivoirien, continuer à disposer de sa résidence privée à Cocody et demande à être placé sous la protection des Nations unies. Mais le président élu Alassane Ouattara rejette un tel scénario, affirme un haut responsable français. La libération des otages français enlevés lundi soir au Novotel par un groupe d'hommes en treillis ferait également partie des discussions.
Toute la journée d'hier, la France et l'ONU ont mis la pression sur le président sortant pour qu'il signe un document dans lequel il renonce au pouvoir et reconnaît Ouattara comme président du pays. «Mais il joue la montre, note un proche de Sarkozy. Si ça continue, les pro-Ouattara vont aller le chercher dans son bunker, car ils en ont les moyens.» Lors d'une audition devant les députés avec son coll




