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Récit

«Rubygate», procès majeur de Berlusconi

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Accusé notamment de «prostitution de mineure», le leader italien est appelé à comparaître ce matin à Milan.

Le Premier ministre italien Silvio Berlusconi, à sa sortie du tribunal, le 28 mars 2011 à Milan. (© AFP Giuseppe Cacace)
ParEric Jozsef
Rome, de notre correspondant
Publié le 06/04/2011 à 0h00, mis à jour le 06/04/2011 à 11h22

«Je ne peux pas rester avec quelqu'un qui fréquente des mineures.» En annonçant, en mai 2009, son divorce avec Silvio Berlusconi, Veronica Lario avait aussi évoqué un «homme malade», entouré de «figures de vierges qui s'offrent au dragon».

A partir de ce matin, 9 h 30, le «dragon» est appelé à comparaître devant la quatrième section du tribunal pénal de Milan. Même si Berlusconi devrait concrètement déserter cette première audience d'un procès qui pourrait être aussitôt suspendu en attente d'un éventuel renvoi devant le Tribunal des ministres. En principe, une dizaine de «vierges» devraient également être convoquées comme témoins dans le cadre de ce procès dit du «Rubygate», en référence à la jeune Marocaine Karima el-Mahroug qui se présentait dans les soirées privées du président du Conseil comme Ruby, la petite «voleuse de cœurs».

Prestations. Silvio Berlusconi a bel et bien récompensé, à coups de cadeaux somptueux et de paquets de billets, la jeune femme en échange, affirment les magistrats, de prestations sexuelles. Ruby étant âgée de 17 ans et demi à l'époque des faits, Silvio Berlusconi se retrouve accusé de «prostitution de mineure» dans ce procès qui s'annonce comme l'un des plus difficiles, et assurément le plus médiatique, pour le Cavaliere.

D'ailleurs, pour la première fois, le scandale semble avoir abîmé la cuirasse du leader de la droite italienne, lequel a pourtant collectionné depuis près de vingt ans

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