Le camp d'Alassane Ouattara en faisait une affaire de «quelques heures». Mais hier soir, au deuxième jour de leur offensive, les troupes du nouveau président ivoirien n'avaient toujours pas pris le contrôle de la résidence occupée par Laurent Gbagbo dans le quartier de Cocody, à Abidjan. Après avoir repris leur assaut au petit matin, suite à l'échec des tractations entamées la veille avec le chef de l'Etat sortant, les forces pro-Ouattara ont dû cesser le feu à la mi-journée. Le soir, nouvel assaut, et nouvel échec. La forteresse Gbagbo tenait toujours. «Personne n'avait prévu un tel scénario», confie une source bien informée. Et dépitée.
Désormais, certains observateurs étrangers expriment ouvertement leurs doutes sur la capacité des soldats de Ouattara à pouvoir s'emparer du bunker du dirigeant ivoirien. «Nombre d'entre eux ont été recrutés à la va-vite dans les villages, ils ne connaissent pas Abidjan, avance une source militaire. Ils font face au dernier carré de fidèles ultra-déterminés de Gbagbo, qui savent qu'ils n'en sortiront pas vivants.» Face à cette impasse, les regards commencent à se tourner, avec insistance, vers les «forces impartiales» - les Casques bleus de l'Onuci (mission de l'ONU en Côte-d'Ivoire) et les soldats français de Licorne - qui, lundi, sont sorties de leur neutralité revendiquée en bombardant plusieurs bastions du camp de Gbagbo à Abidjan. Un engagement qui, contrairement aux espoirs de Paris et de New York, n




