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Interview

Guerre de Sécession «L’esclavage a pris fin, pas l’injustice»

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Alors que les Etats-Unis fêtent les 150 ans de la Guerre civile, l’écrivain Tony Horwitz explique la fascination des Américains pour cette période de leur histoire.

ParLorraine Millot
Washington, de notre correspondante
Publié le 09/04/2011 à 0h00

Tony Horwitz est l'auteur d'un excellent livre de reportage sur les traces de la guerre de Sécession (1861-1865), Confederates in the Attic (les Confédérés au grenier), dont les Américains vont commémorer, à compter de mardi, le 150e anniversaire du déclenchement des affrontements. Ancien journaliste, Tony Horwitz a accompagné des «reconstitueurs» qui se déguisent en soldats de l'Union ou de la Confédération. Et tenté d'éclairer ce que signifie cette guerre aujourd'hui encore aux Etats-Unis. Dans sa vie de reporter de guerre, Tony Horwitz a couvert le conflit du Golfe ou ceux de l'ex-Yougoslavie pour le Wall Street Journal. Il est l'auteur de livres de voyage à travers l'histoire, commeA Voyage Long and Strange (l'épopée des premiers explorateurs européens de l'Amérique). Son prochain ouvrage, à paraître aux Etats-Unis en octobre, reviendra sur l'un des déclencheurs de la guerre de Sécession, le «terroriste» John Brown qui prônait l'insurrection armée contre l'esclavage.

Pourquoi la guerre de Sécession reste-t-elle aussi présente aux Etats-Unis ?

Pour beaucoup d’Américains, c’est surtout un sujet sur lequel ils doivent plancher au lycée. Pour ceux qui s’y intéressent, il y a plusieurs raisons : d’abord l’ampleur de la guerre et de ses massacres dépasse de très loin tout autre conflit de l’histoire américaine. Trois jours de combat à Gettysburg ont tué plus d’Américains que les huit dernières années de guerre en Irak. Dans les rangs confédérés, près d’un soldat sur trois est mort. Rapportés à la population actuelle

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