Dans une cour goudronnée grande comme deux terrains de foot, quelques centaines de volontaires, jeunes et moins jeunes, apprennent le maniement de kalachnikovs, lance-roquettes, pièces d'artillerie… Les «élèves» sont regroupés autour d'instructeurs qui, de 9 heures à 14 h 30, leur montrent comment faire fonctionner une arme. Le «camp du 17 février» (date du soulèvement), qui a ouvert le mois dernier devant l'université Garyounis de Benghazi, la capitale de la rébellion, aurait déjà formé 3 000 personnes, de 19 à 62 ans. Toutes ne partiront pas pour le front. «C'était trop le foutoir au début, tout le monde partait faire n'importe quoi. Maintenant, il y a un tri», explique Nasser Elsheik, un ingénieur civil devenu porte-parole du camp.
Au bout de deux ou trois semaines de formation, les recrues sont séparées en trois groupes : certaines restent à Benghazi assurer la sécurité de la ville ; d’autres vont protéger les champs pétroliers ; et les dernières, qui ont pour la plupart déjà une expérience militaire, sont envoyées sur le front. Le camp aurait déjà fourni 500 à 600 combattants. D’autres grandes villes de l’Est - dont Derna, Al-Bayda et Tobrouk - ont également de tels installations. Quelques milliers de combattants auraient ainsi été rapidement formés pour rejoindre le front, fluctuant toujours à 200 km au sud de Benghazi, quelque part entre Ajdabiya et Brega.
Méthode Coué. Lors de son intervention devant la presse, jeudi, à l'issue d'une nouvelle




