«Il n'y a pas de solution militaire au conflit» : le Danois Anders Fogh Rasmussen, secrétaire général de l'Otan, n'arrête pas de le répéter tout en rappelant que «la solution politique est l'affaire du peuple libyen». Presqu'un mois après les premières frappes, commencées le 19 mars dans l'urgence pour sauver Benghazi et juste après un sommet-déjeuner à l'Elysée, la nécessité d'une sortie de crise se fait toujours plus évidente. Ce sera l'enjeu de la réunion, mercredi à Doha (Qatar), du «groupe de contact» créé à Londres le 29 mars pour «le pilotage politique» de l'opération.
Selon Paris, le commandement ne devait pas relever de l'Otan, au risque d'oblitérer le déjà bien tiède soutien des pays arabes. A part le Qatar et les Emirats, les autres traînent les pieds, au point que le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, avait boudé Londres. L'Union africaine se montrait encore plus timorée, voire hostile. Depuis, la situation militaire n'a fait que s'enliser. Avec, en corollaire, la relance des efforts vers une issue négociée. Début avril, Alain Juppé reconnaissait lui-même «qu'on est en train de voir avec qui on peut travailler à Tripoli» pour trouver une solution politique.
«Partir». Le groupe de contact, qui réunit notamment la France, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis, le Qatar mais aussi l'Italie, l'Allemagne ou la Turquie ouvertement réticents à l'aventure, ne cesse de le répéter : «L'avenir des L




