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Libération

Enlisement au Yémen

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Révolte. Dans un contexte politique bloqué, les forces de l’ordre ont tiré hier sur des manifestants.

Publié le 20/04/2011 à 0h00

La ville de Taëz, au sud de Sanaa, s’est une nouvelle fois révoltée hier contre le régime du président Ali Abdallah Saleh. La manifestation a réuni des milliers de manifestants sur lesquels les forces de l’ordre ont ouvert le feu, faisant, selon un bilan provisoire, trois morts et une cinquantaine de blessés.

Cette mobilisation intervenait en marge d’une nouvelle tentative de médiation initiée par le Conseil de coopération du Golfe (CCG), qui se tenait hier soir à Abou Dhabi. Toutes les tentatives de médiation ont jusqu’ici échoué, la dernière en date s’étant tenue dimanche à Riyad. Né il y a trois mois dans le sillage des révolutions du Maghreb, le mouvement de contestation yéménite n’a cessé de prendre de l’ampleur au cours des dernières semaines.

Alternant ouverture et absolue fermeté, Ali Abdallah Saleh semble aujourd’hui chercher à gagner du temps. Mais ni l’instauration, à partir du 23 mars, de l’état d’urgence, ni le renforcement des dispositifs de sécurité autour des différentes manifestations n’ont à ce jour réussi à enrayer la mobilisation populaire.

La violence de la répression, dont le bilan provisoire s'élève à au moins 100 morts, a progressivement isolé le Président dans son propre camp. Lâché par Washington après la mort de 17 manifestants à Taëz, le 3 avril, il a ensuite perdu, ces deux dernières semaines, le soutien d'une partie de l'armée et de puissants dignitaires religieux ou tribaux. Affaibli par ces défections, le chef de l'Etat a consenti, le 11 avril, à

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