Raúl Castro, bientôt 80 ans, longtemps surnommé le «líder mínimo», avait passé la plus grande partie de sa vie dans l'ombre de son frère Fidel, jusqu'à ce que la maladie oblige ce dernier à lui confier les rênes de la présidence, en juillet 2006.
Communiste convaincu bien avant Fidel - plutôt dilettante à ses débuts en politique - il a été le chef incontesté des Forces armées révolutionnaires, l’armée cubaine, pendant quarante-sept ans, avant d’assurer l’intérim de la présidence, puis la présidence à part entière. Personnage dur et austère qui, à l’époque, n’a jamais hésité à conduire la répression, il tente d’incarner aujourd’hui l’image d’un réformateur prudent susceptible d’ouvrir le pays sur l’extérieur et sur l’économie de marché.
Le nouvel homme fort de Cuba est né près de Biran (province d’Oriente), au sein d’une famille aisée de la bourgeoisie locale. Après de laborieuses études dans différents établissements jésuites de Cuba, il découvre le communisme lors d’un voyage derrière le rideau de fer, dans les années 50. Après le coup d’Etat du général Fulgencio Batista, le 10 mars 1952, les Castro se lancent dans l’action directe. D’autant plus que la répression du régime est féroce : les opposants sont traqués, arrêtés, assassinés ou déportés. Le Parti communiste est interdit. Mafia, jeux, corruption, prostitution, drogues font florès.
Prison. En compagnie de son frère et de 150 jeunes révolutionnaires, Raúl Castro participe à l'offensive armée con




