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Libération

La famille Kadhafi dans le viseur de l’Otan

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Selon le régime, Saïf al-Arab, l’un des fils du Guide, serait mort dans un bombardement de l’Otan, hier à Tripoli. Depuis, les violences ont redoublé dans la capitale, ainsi qu’à Misrata.

Capture d'écran de la télévsion officielle libyenne montrant Mouammar Kadhafi en train de prononcer un discours le 30 avril 2011. (AFP)
Publié le 02/05/2011 à 0h00

Tripoli a dérapé dans la violence hier après la mort non confirmée du plus jeune des fils du guide libyen dans un bombardement nocturne de l’Otan. Muammar al-Kadhafi, qui se serait trouvé en compagnie de son fils Saïf al-Arab, aurait, lui, échappé à cette frappe. La mort de Saïf al-Arab, un étudiant de 29 ans, et de trois petits-enfants de Kadhafi, a été annoncée par les autorités libyennes, mais n’a pas été confirmée de source indépendante, à l’exception d’un coup de fil passé par le vicaire apostolique de Tripoli, Mgr Giovanni Martinelli, à la chaîne de télévision italienne Sky TG24. L’événement, dont on ne peut totalement exclure qu’il s’agisse d’une manipulation, a provoqué une onde de choc qui a frappé en retour plusieurs ambassades et institutions étrangères à Tripoli. L’ONU a décidé hier de retirer son personnel international de la capitale libyenne.

«C'est bien». L'Otan reconnaît avoir opéré cette frappe mais affirme qu'elle n'était pas dirigée contre Kadhafi ou sa famille : elle visait une cible militaire, à savoir «un poste de commandement et de contrôle» dans la zone. Pour Moussa Ibrahim, le porte-parole du gouvernement libyen, il s'agissait ni plus ni moins d'«une opération visant à assassiner directement le dirigeant de ce pays». Ce dernier, selon lui, se trouvait dans la maison visée, en compagnie de sa femme. Tous deux ont échappé à la mort.

Ce n'est pas la première fois que l'Otan est accusée de chercher à tuer le guide libyen

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