Tripoli a dérapé dans la violence hier après la mort non confirmée du plus jeune des fils du guide libyen dans un bombardement nocturne de l’Otan. Muammar al-Kadhafi, qui se serait trouvé en compagnie de son fils Saïf al-Arab, aurait, lui, échappé à cette frappe. La mort de Saïf al-Arab, un étudiant de 29 ans, et de trois petits-enfants de Kadhafi, a été annoncée par les autorités libyennes, mais n’a pas été confirmée de source indépendante, à l’exception d’un coup de fil passé par le vicaire apostolique de Tripoli, Mgr Giovanni Martinelli, à la chaîne de télévision italienne Sky TG24. L’événement, dont on ne peut totalement exclure qu’il s’agisse d’une manipulation, a provoqué une onde de choc qui a frappé en retour plusieurs ambassades et institutions étrangères à Tripoli. L’ONU a décidé hier de retirer son personnel international de la capitale libyenne.
«C'est bien». L'Otan reconnaît avoir opéré cette frappe mais affirme qu'elle n'était pas dirigée contre Kadhafi ou sa famille : elle visait une cible militaire, à savoir «un poste de commandement et de contrôle» dans la zone. Pour Moussa Ibrahim, le porte-parole du gouvernement libyen, il s'agissait ni plus ni moins d'«une opération visant à assassiner directement le dirigeant de ce pays». Ce dernier, selon lui, se trouvait dans la maison visée, en compagnie de sa femme. Tous deux ont échappé à la mort.
Ce n'est pas la première fois que l'Otan est accusée de chercher à tuer le guide libyen




