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La fin de Ben Laden

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Le terroriste saoudien, instigateur des attentats du 11 septembre 2001, a été assassiné hier au Pakistan par un commando américain au terme d’une traque de dix ans.

Un homme avec un journal devant la Maison Blanche à Washington le 2 mai. (© AFP Jewel Samad)
ParLorraine Millot
Washington, de notre correspondante
Publié le 03/05/2011 à 0h00

L'ennemi numéro 1 des Etats-Unis ne se cachait donc pas dans des cavernes des zones tribales, à la frontière du Pakistan et de l'Afghanistan, ni au fond d'un «trou» comme Saddam Hussein. Jusqu'à ce week-end, Oussama ben Laden habitait une confortable villa dans une banlieue plutôt aisée au nord d'Islamabad, la capitale du Pakistan. «Nous avons été choqués par ce que nous avons vu», ont raconté les agents américains qui disent avoir eu cette résidence dans leur collimateur depuis août 2010. La villa où habitait Ben Laden était «près de huit fois plus grande que les autres maisons du quartier», ont-ils décrit. La demeure était aussi proche d'une académie militaire pakistanaise, dans un quartier où résident de nombreux retraités de l'armée. Lors du raid mené dans la nuit de dimanche à lundi, les forces américaines redoutaient d'ailleurs une intervention des forces pakistanaises, a révélé hier John Brennan, conseiller d'Obama pour la lutte antiterroriste. «Nous n'avons informé les Pakistanais qu'après avoir quitté leur espace aérien», et la mission était conçue pour «réduire le risque que les forces pakistanaises n'interviennent».

Selon le récit - encore fragmentaire - de cette traque, donné depuis dimanche soir par les responsables américains, c'est en remontant le fil de l'entourage de Ben Laden que la CIA a réussi à le retrouver. Les «détenus de l'après 11 Septembre», comme on dit pieusement à Washington, c'est-à-dire pour l'essenti

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