Avant de lancer l'assaut, la CIA n'avait une certitude que de «60 à 80%» qu'Oussama Ben Laden se trouvait bien dans la villa d'Abbottabad, a reconnu hier son directeur, Leon Panetta. Mais du fait de toutes les précautions prises par les habitants, et de peur d'alerter les services pakistanais, la CIA n'arrivait pas à en apprendre plus sur cette maison. «Nous avions les meilleures informations depuis Tora Bora [la dernière localisation de Ben Laden, en 2001, ndlr] et il devenait évident que nous avions l'obligation d'agir», a expliqué Leon Panetta.
Sur place, dans la nuit de dimanche à lundi, le commando n’a, semble-t-il, pas eu de mal à reconnaître Ben Laden, qui n’avait pas changé son apparence physique et se distingue notamment par sa grande taille. Les militaires américains l’ont donc d’abord reconnu physiquement. Ils étaient vraisemblablement aussi équipés d’un kit de reconnaissance électronique, qui permet de scanner l’iris et les traits du visage, relever les empreintes digitales et transmettre le tout jusqu’aux bases de données du FBI.
Avant de jeter le corps à la mer, les spécialistes américains ont aussi procédé à une analyse génétique, qui a confirmé qu’il s’agissait bien de Ben Laden.
Le fait d'avoir escamoté si vite le corps, en prétextant des «rites musulmans» pour le jeter à la mer, va bien sûr nourrir les doutes et polémiques. Pour les apaiser, la Maison Blanche envisage de publier bientôt une photo du mort, tout en prévenant q




