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Les élèves cognent, les écoles payent

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En 2006, Stockholm adoptait une loi qui tient les établissements pour responsables des violences entre élèves. A eux de faire de la prévention et d’indemniser les victimes.

Publié le 06/05/2011 à 0h00

Les brimades ont commencé à l'école primaire. Elles ont continué au collège. Yasmine est grande pour son âge. Ses camarades de classe en ont fait leur souffre-douleur pendant huit ans. Des sanglots dans la voix, sa mère, Ann-Kristine Gustafsson, raconte : «A 9 ans, des élèves l'ont prise en chasse sur le chemin de l'école. Ils ont cassé son vélo. Quand j'ai appelé le directeur, il a répondu qu'elle n'avait pas le droit d'avoir un vélo à l'école.» Au collège, on l'enferme dans les toilettes. On menace de la tuer si elle en sort. Elle prend du retard à l'école. Ses crises d'asthme empirent. Son médecin envoie un courrier à la direction du collège, exhortant le personnel à intervenir pour mettre fin au harcèlement. Mais rien ne change.

Aujourd'hui, Yasmine a 16 ans. Elle réclame 240 000 couronnes (26 500 euros) de dommages et intérêts à la ville de Göteborg, dont dépend l'établissement. En 2008, sa mère a porté plainte auprès du médiateur des enfants et des élèves, le BEO («Barn och Elev Ombudsman»), à Stockholm. «J'avais l'impression que ça ne finirait jamais. C'était de plus en plus violent. Je n'imaginais pas que les enfants puissent être aussi cruels.» Après une enquête minutieuse, le médiateur a conclu à de graves manquements de la part du collège et exigé le versement de dommages et intérêts. La ville a refusé. Le procès a eu lieu du 18 au 20 avril. Le jugement est attendu fin mai.

D'après l'Agence nationale pour l'éducation (Skolverket), entre 7% et 8% de

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