Un mois après l’arrestation de Gbagbo, la Côte-d’Ivoire n’est pas arrivée au bout de ses découvertes macabres. Dernier soubresaut en date, des bandes de miliciens fidèles à l’ex-président et des mercenaires libériens fuyant Yopougon, bastion pro-Gbagbo tombé le 4 mai, ont tué 123 personnes lors de leur course vers le Liberia, le long du littoral ouest, entre Grand-Lahou et Sassandra. C’est ce qu’affirme un communiqué, publié hier, du ministère ivoirien de la Défense. Ces personnes, presque toutes des civils, ont été tuées en raison de leur origine ethnique. La plupart sont des Baoulé, des Senoufo, des Dioula, tous des soutiens présumés du président Alassane Ouattara.
«Miliciens». Vendredi, des enquêteurs des droits de l'homme de la Mission des Nations unies en Côte-d'Ivoire (Onuci) ont annoncé qu'ils avaient trouvé plusieurs charniers à Yopougon. Leur chef, Guillaume Ngefa, précise aujourd'hui qu'il s'agit de 10 fosses communes avec un total de 68 corps, dont 31 sont enterrés dans une seule d'entre elles et 21 dans une autre. «Nous avions recueilli des témoignages faisant état de fosses non loin du commissariat de police du 6e arrondissement à Yopougon. Et c'est là que nous les avons trouvées.» Le nombre de victimes, dit-il, pourrait être plus élevé.
Selon les témoins, les victimes sont «des gens tués le12 avril par des groupes armés. Ce quartier étant à l'époquecontrôlé par les pro-Gbagbo, tout laisse à penser que ce




