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Récit

Le mauvais sort d’Ahmadinejad

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La contestation démocratique écrasée, les clans au pouvoir en Iran se déchirent : les religieux proches du Guide suprême s’en prennent à l’entourage d’un président qu’ils disent «envoûté».

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, le 29 novembre 2010 à Téhéran. (© AFP Behrouz Mehri)
Publié le 20/05/2011 à 0h00

Mahmoud Ahmadinejad a-t-il été envoûté et dirige-t-il l'Iran avec les djinns, les yogis ou les sorciers ? C'est ce que lui reprochent depuis plusieurs semaines les courants religieux iraniens les plus conservateurs qui visent en particulier son âme damnée, Esfandiar Rahim Machaie. L'attaque a été portée notamment par l'ayatollah Mohammad Taqi Mesbah Yazdi, qui, c'est l'une des surprises de cette affaire, passait jusqu'alors pour le mentor et le guide spirituel du président iranien. Dans la presse, le religieux a reproché ouvertement à Mashaie de tenir Ahmadinejad «dans sa main» : «J'ai dit à des amis proches qu'il a été envoûté à 90% […]. Je ne sais pas s'il s'agit d'hypnotisme, d'envoûtement, de relations avec des yogis […] mais il y a quelque chose d'anormal.» Le Président «a dix amis, en met neuf de côté, et justifie tout ce que fait le dixième», a-t-il déploré dans une allusion claire à Mashaie, lui reprochant aussi de vouloir créer «une organisation franc-maçonne». L'affaire a déjà conduit plusieurs proches de Machaie, présentés comme des «sorciers», en prison. L'un d'eux, Abbas Ghaffari, a été décrit, selon le site iranien Ayandeh.com, comme «un homme avec des capacités spéciales dans le domaine de la métaphysique et avec des relations avec les mondes inconnus».

A travers cette nouvelle bataille qui saisit l'Iran, à présent que le camp réformateur a mordu la poussière, que ses deux ténors Mir Hossein Moussav

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