«Laissez-moi répéter ce que j'ai dit jeudi…» Barack Obama est venu attiser les braises, hier, devant l'Aipac, le principal «lobby» pro-israélien aux Etats-Unis, réuni en congrès à Washington. Devant cette assemblée de militants, qui veillent à ce que la politique américaine prenne toujours le parti d'Israël, Barack Obama a répété sa phrase choc de jeudi : «Les frontières d'Israël et de la Palestine devraient être basées sur les lignes de 1967 avec des échanges [de territoires, ndlr] mutuellement consentis.» Mais le président américain a aussi nuancé son propos, précisant : cela «signifie que les parties elles-mêmes, les Israéliens et les Palestiniens, vont négocier une frontière différente de celle qui existait le 4 juin 1967», en tenant compte «des nouvelles réalités démographiques sur le terrain et des besoins des deux parties».
Cette sortie, maintenant répétée, de Barack Obama sur les frontières de 1967, n'a rien de bouleversant en soit : l'ONU, les Européens et même les négociateurs américains se basent depuis longtemps sur cette ligne de démarcation entre Israël et un futur Etat palestinien que le monde entier dit appeler de ses vœux. Mais aucun président américain n'avait encore proposé d'en faire le point de départ de nouvelles négociations, comme Obama l'a suggéré jeudi. Surtout, le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, est monté sur ses grands chevaux, s'écriant aussitôt que ces frontières étaient «indéfenda




