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Côte-d’Ivoire : l’ONU accusée de passivité

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Violences . Selon Amnesty, les Casques bleus ne sont pas intervenus lors du massacre de Duékoué.

Publié le 25/05/2011 à 0h00

Rapport accablant que celui publié aujourd’hui par Amnesty international qui fait le bilan de six mois de violences post-électorales en Côte-d’Ivoire. Le 10 avril, Stéphane Oberreit et Gaëtan Mootoo, les deux enquêteurs d’Amnesty, arrivent à Duékoué, la ville de l’ouest ivoirien où se sont produits les pires massacres que le pays a connus depuis les élections de novembre. C’est la seconde enquête de l’ONG, qui s’était rendue une première fois dans le pays en janvier-février.

«Arrivés à la mission catholique, où se trouvent des milliers de réfugiés, nous constatons que le quartier Carrefour est vide, qu'une douzaine de cadavres ne sont toujours pas enterrés et qu'il y a plusieurs fosses communes, raconte Stéphane Obereit. Tout notre travail a consisté à parler avec les victimes et leurs familles et les observateurs civils et internationaux.» Le résultat de ces rencontres avec plus de 100 interlocuteurs est contenu dans le document intitulé «Ils ont regardé sa carte d'identité et ils l'ont abattu». Ce rapport met en cause les deux camps, celui de l'ex-président Laurent Gbagbo comme celui d'Alassane Ouattara, intronisé samedi. S'il évoque les exactions à caractère ethnique et politique commises par les uns et les autres, à Abidjan et dans le reste du pays, il s'étend particulièrement sur les massacres de Duékoué, commis par les Forces républicaines (FRCI) fidèles à Ouattara appuyées par des chasseurs guerriers dozos, qui ont fait, selon les enquêteurs, plusieur

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