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Analyse

Nouvel assaut diplomatique de la France sur le front libyen

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Paris pousse ses partenaires européens à intensifier les raids contre le régime de Kadhafi et décide de faire intervenir des hélicoptères.

Publié le 25/05/2011 à 0h00

Les bombardements ont été les plus violents depuis le début des frappes le 19 mars. Une demi-heure de raids intenses qui dans la nuit de lundi à mardi ont visé la capitale. L'Otan veut désormais «mettre le paquet» afin d'accélérer un départ de Kadhafi. Une intensification de l'intervention à laquelle pousse Paris, qui a décidé d'engager des hélicoptères de combat. Le Tonnerre, bâtiment porte-hélicoptères de projection et de commandement de type Mistral, a appareillé le 17 mai de Toulon. Les Britanniques pourraient mettre aussi à disposition leur porte-hélicoptères Ocean, mais hésitent encore.

«Nous ne voulons pas nous éterniser en Libye», a rappelé lundi le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, à l'issue d'une réunion à Bruxelles avec ses homologues européens. Paris est convaincu que seule une forte augmentation de la pression militaire pourra accélérer les défections au plus haut niveau du régime et le départ de Kadhafi. Une première montée en puissance des bombardements le 30 avril avait visé des centres de commandement et des bâtiments du complexe présidentiel de Bab al-Aziza, tuant le fils cadet du «Guide», Saïf al-Arab, 29 ans et ses trois enfants. La fille de Kadhafi, Ayse, avocate, ainsi que l'une des femmes du leader libyen sont depuis parties pour la Tunisie. D'autres membres de la garde rapprochée ont aussi depuis fait défection, dont le tout puissant ministre du Pétrole, Choukri Ghanem. «Il y en a désormais tous les

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