Que sont devenus les quatre étrangers, dont deux Français, enlevés en avril durant la crise post-électorale en Côte-d'Ivoire dans un hôtel d'Abidjan par un commando armé ? De source proche du dossier, on indique que les chances de les retrouver vivants sont quasi nulles. Mais l'enquête, menée sur place par la juge d'instruction Patricia Simon dans le cadre d'une procédure ouverte en France pour «enlèvement, séquestration et vol», le 22 avril, progresse. Elle ne laisse plus aucun doute sur l'implication des forces pro-Gbagbo dans cette affaire.
«Cosmos» et «Atlas». Le 4 avril, en début d'après-midi à Abidjan, une dizaine d'hommes en treillis, solidement armés, enjambent le portail du Novotel avant d'entrer dans le hall de l'établissement. Ils sont à la recherche de «Blancs» et savent que de nombreux journalistes étrangers résident sur place. Ils se font conduire par un employé de l'hôtel, sous la menace de leurs armes, jusqu'au bureau du directeur, le Français Stéphane Frantz di Rippel. A cet étage, le septième, ils tombent sur un entrepreneur bien connu de la place d'Abidjan, Yves Lambelin, présent depuis plus de trente ans en Côte-d'Ivoire. Le commando l'embarque, ainsi que deux de ses employés : un Béninois, Raoul Andeossi, et un Malaisien, Chelliah Pandian, qui s'étaient réfugiés à l'hôtel où ils se croyaient en sécurité.
Le directeur du Novotel, situé au Plateau, le quartier d'affaires d'Abidjan, est lui aussi emmené. Selon un témoin clé, qui écou




