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Libération

Damas frappe au Liban pour dissuader l’UE

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L’attentat contre la Finul, vendredi à Saïda, résonne comme un message à l’adresse des diplomates et permet de faire oublier la répression en Syrie.

Publié le 28/05/2011 à 0h00

C’est un message clair et violent, comme l’étaient déjà les attentats commis du temps de son père, que Bachar al-Assad ou ses proches ont adressé vendredi à l’Union européenne et à son volet de sanctions contre la Syrie. Comme d’habitude, c’est le Liban que Damas a choisi comme terrain de confrontation. Et c’est Rome qui en a été la première victime puisque l’attentat qui visait la Finul (Force intérimaire des Nations unies au Liban) a blessé six soldats italiens, dont deux gravement. L’explosion, provoquée par une bombe artisanale, a eu lieu lorsqu’une patrouille pénétrait dans la ville côtière de Saïda, à 60 km au sud de Beyrouth.

Menaces. La dernière attaque contre la Finul remontait à janvier 2008 lorsque deux soldats irlandais avaient été blessés de la même façon et à peu près au même endroit. Cette fois, l'attaque apparaît comme un avertissement et une réplique aux pays européens dont les déclarations et les sanctions se durcissent peu à peu à l'encontre du régime syrien. Ainsi, vendredi, à l'issue du G8, Nicolas Sarkozy a déclaré être en accord avec son homologue américain, Barack Obama, pour appeler le président syrien, Bachar al-Assad, à diriger la transition ou à se retirer du pouvoir, rompant avec la politique de complaisance à l'égard du pouvoir syrien qui a longtemps été la sienne. On est loin de l'invitation à la tribune du 14 juillet 2008 par le chef de l'Etat français qui voyait dans le jeune dictateur l'un des piliers de sa fumeuse Union pour

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