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grand angle

L’appel du Bosphore

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De plus en plus de jeunes Turcs nés et diplômés en Europe de l’Ouest s’installent à Istanbul, attirés par le dynamisme de la métropole. Ici, leur double culture est un atout.

ParMarc Semo
Envoyé spécial à Istanbul
Publié le 08/06/2011 à 0h00

Sur l'écran de l'ordinateur, le plan en 3 D montre des tours et des jardins, quelque 50 000 m2 de logements et 300 appartements résidentiels qui devraient être construits du côté d'Ümraniye, lointaine banlieue de la rive asiatique en passe de devenir l'un des nouveaux pôles de développement d'Istanbul. «A Bruxelles ou à Paris, jamais un jeune architecte ne serait en charge d'un projet d'une telle ampleur», se réjouit Sinan Logie, de père belge et de mère turque, établi depuis quelques mois dans la grande métropole du Bosphore.

Avec un ami parisien, il a créé sa boîte, baptisée «Huge», et il travaille au bord de la Corne d’Or, en partenariat avec Dome, un des grands cabinets locaux, installé dans un immeuble magnifiquement réhabilité de Sütlüce, un quartier populaire de la rive européenne en pleine boboïsation. Non loin de là, se dresse Santral Istanbul, une immense centrale électrique construite au début du siècle dernier et transformée en un grand musée d’art contemporain.

«Les gens croient en l’avenir»

Chaque soir ou presque, Sinan Logie retrouve dans un petit café branché de Galata, cœur de la Movida stambouliote, d'autres jeunes Turcs revenus d'Europe ou des Etats-Unis. Il y a là Hazal, blogueuse à la mode vivant entre Londres, New York et Istanbul. Defne a travaillé une dizaine d'années dans la finance et l'audit au Luxembourg, puis à Londres, avant de rentrer en Turquie. De père turc et de mère française, Alexandre Iskender Varlik, avo

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