Si tout se passe comme prévu, la Croatie sera, au 1er juillet 2013, le 28e Etat membre de l'UE. Elle deviendra ainsi - après la Slovénie - le second Etat issu de la dislocation de l'ex-Yougoslavie, intervenue le 25 juin 1991, à entrer dans l'UE. En dépit de tout ce qu'on peut entendre sur la lassitude à élargir sans cesse la vieille Europe, c'est un signal fort donné à l'intégration du reste des Balkans occidentaux. Pour la plupart des pays de la région, la route est encore longue et semée d'embûches.
Pourquoi la Croatie doit-elle attendre deux ans ?
La procédure est compliquée. La Commission européenne a proposé vendredi dernier de clore les quatre derniers chapitres des négociations d’adhésion de ce petit pays catholique de 4,4 millions d’habitants. Cette décision doit être examinée fin juin par les ministres des Affaires étrangères des Vingt-Sept. Elle devrait être suivie à l’automne par la signature du traité d’adhésion. Ce traité doit ensuite être ratifié par chacun des 27 Etats membres et être soumis à un référendum en Croatie.
Quels sont les obstacles ?
L’opinion croate n’est plus aussi pro-européenne qu’elle l’était il y a six ans (49% en 2005, contre 44,6 % aujourd’hui). Si les «pro» l’emportent encore sur les «anti» (41,8%), la manière dont l’UE gère la crise dans le sud de l’Europe pourrait avoir un effet laminoir. Autre exemple de la montée de l’euroscepticisme dans la région, en Slovénie, 72% des électeurs vien




