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Libération

La répression et de fausses concessions

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Syrie . Des leaders de l’opposition et des intellectuels se sont pour la première fois réunis à Damas.

Publié le 28/06/2011 à 0h00

C'est la première réunion du genre en Syrie, celle d'opposants et d'intellectuels, au point que certains observateurs se demandent si le régime ne l'a pas autorisée avec des arrière-pensées en tête. Elle a réuni, hier, plus d'une centaine de personnes dans un hôtel de Damas sous le slogan «la Syrie pour tous à l'ombre d'un Etat démocratique civil». Point commun à tous les participants, dont certaines figures légendaires comme Michel Kilo, ils ne sont pas affiliés à des partis politiques à la différence de ceux qui se sont réunis à Antalya (Turquie) quelques semaines plus tôt. S'ils n'ont pas tous ouvertement appelé à un renversement du régime, les principaux orateurs ont indiqué qu'ils «soutenaient jusqu'au bout les revendications de la rue».

Dialogue. «Il y a deux chemins, le premier clair et non négociable qui va vers une transition pacifique, vers un régime démocratique, et qui sauvera notre peuple et notre pays. Il y a un autre chemin qui conduit vers l'inconnu et détruira tout le monde», a lancé l'opposant Mounzer Khaddam, qui présidait la réunion. «Le régime tyrannique qui est au pouvoir doit disparaître», a martelé de son côté l'écrivain Louaï Hussein, ajoutant : «Il faut établir un régime démocratique fondé sur la citoyenneté et les droits de l'homme.» Même tonalité chez le journaliste emblématique Michel Kilo, qui fut emprisonné sous Hafez al-Assad, puis trois ans sous son fils Bachar : «Ce régime doit

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