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La «flottille de la liberté» sur le départ, Israël sur le pont

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Pressions diplomatiques, plan com, préparation militaire : l’Etat hébreu use de tous les procédés pour tenter de décourager le convoi propalestinien.

Publié le 29/06/2011 à 0h00

La grève générale en Grèce (lire en page 15) n'est pas la seule à empêcher le départ vers Gaza des navires de la deuxième «flottille de la liberté», dont plusieurs sont bloqués dans des ports grecs. Les organisateurs du convoi maritime, qui s'apprête pour la deuxième année consécutive à tenter de briser le blocus israélien de la bande de Gaza, ont annoncé lundi que l'hélice et l'arbre de transmission d'un paquebot gréco-suédois avaient été sabotés. Peu avant, ils avaient dénoncé les «procédures administratives» imposées par les autorités grecques pour tenter de retarder leur départ. Et accusé Israël de faire pression sur Athènes. Une accusation dont ne se défend pas l'Etat hébreu, qui a multiplié les efforts diplomatiques pour éviter un nouveau fiasco après le tollé international provoqué l'an dernier par l'assaut meurtrier des commandos de marine contre une première flottille.

«Bataille». Le but : réduire au minimum l'ampleur du convoi, dont les organisateurs avaient prévu qu'il approcherait des côtes gazaouies en fin de semaine. «Nos diplomates ont mené des centaines de discussions, et en fin de compte, le nombre de navires et de passagers est moindre que prévu», s'est félicité hier Avigdor Lieberman, le chef de la diplomatie israélienne.

Alors qu’un millier de militants propalestiniens devaient initialement participer au convoi, ils ne sont plus qu’environ 350, en provenance de 22 pays, à attendre sur une dizaine

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