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Libération
Interview

«Ennahada tient aux libertés individuelles et au droit des femmes»

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Questions à Ali Larayedh Leader du parti islamiste tunisien

Publié le 02/07/2011 à 0h00

Président du comité fondateur d'Ennahda («renaissance»), le parti islamiste tunisien, Ali Larayedh, condamné à mort en 1987 et emprisonné treize ans dans les geôles de Ben Ali, est un des leaders historique de ce mouvement devenu un acteur majeur de la scène politique. De passage à Paris, il répond aux questions de Libération.

Pourquoi Ennahda a-t-il claqué la porte, lundi, de la commission pilotant les réformes de l’après-Ben Ali ?

Cette commission se montre de plus en plus partisane dans ses choix et ne tient pas ses engagements de préparer dans le consensus les conditions d’une réelle transition démocratique. Elle a soutenu, par exemple, le report des élections. Or, il faut que ce scrutin - peu importe qui gagne - ait lieu au plus vite afin d’installer un gouvernement crédible et légitime. Dans cette période de transition la situation est précaire, aussi bien pour la paix civile que pour l’économie. Les investissements étrangers, ou même tunisiens, ne viennent pas et le tourisme s’est effondré. Seule l’agriculture va un peu mieux parce qu’il a heureusement plu.

Ennahda est-il prêt pour les élections ?

Nous avons été diabolisés pendant des années et il nous a fallu beaucoup d'effort pour dissiper les calomnies sur ce que nous sommes et ce que nous voulons. Il y a certes encore beaucoup d'indécis, mais tous les sondages nous désignent comme la première force politique du pays. Nous nous définissons comme un parti conservateur parce que nous nous référons à certaines valeurs comme la famille, la charité, la tradition… mais en même temps nous sommes ancrés dans notre temps et dans la modernité, et nous tenons notam

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