Menu
Libération

Au Maroc, un oui massif et des jeunes vindicatifs

Réservé aux abonnés

Référendum. La réforme de la Constitution a été approuvée à 98%, mais la contestation continue.

Publié le 04/07/2011 à 0h00

Les Marocains ont voté vendredi à une écrasante majorité de près de 98% pour le oui au référendum sur une réforme de la Constitution convoqué par le roi Mohamed VI, héritier d’une dynastie tricentenaire et au pouvoir depuis 1999. Mais ces résultats triomphaux sont déjà contestés par une jeunesse qui veut plus de démocratie, et plus vite.

Légitimité. La réforme engagée doit donner des pouvoirs accrus au Premier ministre et au Parlement tout en préservant le rôle essentiel du monarque. Car l'intention n'est pas de transformer le Maroc en une monarchie constitutionnelle à l'anglaise ou à l'espagnole comme le voudrait l'opposition. Le Premier ministre, issu du parti vainqueur aux élections, acquiert le droit de dissoudre la Chambre des représentants. Mais le roi, qui reste le Commandeur des croyants, continue de diriger la défense et les forces de sécurité, peut imposer des lois d'urgence, a le droit de veto sur les nominations des ministres comme sur les textes votés par le Parlement. A l'aune des bouleversements que connaît le monde arabe, l'opposition, qui appelle régulièrement à des manifestations depuis le mois de février, juge les réformes insuffisantes.

Elle conteste leur contenu ainsi que la méthode. La campagne électorale a été très brève, et la parole n’a été donnée qu’aux partisans du oui, le but principal des organisateurs étant de s’assurer d’un fort taux de participation afin de renforcer la légitimité de l’opération. Un objectif qui a été atteint pu

Dans la même rubrique