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Libération

Mea culpa de la Russie dans l’affaire Magnitski

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Publié le 07/07/2011 à 0h00

Une fois n'est pas coutume, la Russie fait son mea culpa dans une affaire qui avait été très médiatisée, celle de la mort en prison en novembre 2009 du juriste Sergueï Magnitski. On savait que cet homme de 37 ans avait été laissé sans soins lors de sa détention préventive. On découvre dans un rapport officiel de 40 pages remis mardi au président Dmitri Medvedev et publié hier qu'il avait, peu avant sa mort, été passé à tabac et que ses persécuteurs étaient des hommes qu'il avait lui-même accusés de manœuvres frauduleuses et dont il avait demandé en vain la révocation. Ce rapport a été présenté par le Conseil pour les droits de l'homme, une organisation qui siège auprès du Kremlin, mais est formé de personnalités indépendantes. Medvedev a noté que «le cas Magnitski est un cas très triste. Car cet homme est mort, et selon toute vraisemblance il y a eu là certaines actions criminelles qui ont […] abouti à ce résultat».

Magnitski, spécialiste en droit fiscal au cabinet moscovite Firestone Duncan, représentait Hermitage Capital Management, un fonds d’investissement britannique, alors en difficulté avec les autorités russes. Alors qu’Hermitage Capital était accusé de fraude, Magnitski était passé à l’attaque en révélant que des policiers avaient utilisé les documents de cette compagnie pour voler l’Etat russe. Il était arrêté peu de temps après, en novembre 2008.

Le rapport du Comité des droits de l'homme, qui dénonce «un conflit d'intérêt absolu», révèle que les p

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