Policiers, gardes-frontières, agents du Shin Beth (le service de sécurité intérieure) et du Mossad (les renseignements extérieurs), forces spéciales, cellule de crise : Israël a déployé les grands moyens pour faire face à l’arrivée prévue et coordonnée de plusieurs centaines de militants propalestiniens qui doivent débarquer aujourd’hui à l’aéroport Ben-Gourion de Tel-Aviv.
Alors qu'une flottille internationale tente, depuis le début de la semaine, de quitter les ports grecs pour briser le blocus de Gaza, ces arrivées par voie aérienne, qualifiées de «flightille» ou «airtille» par les médias locaux, ont mis les autorités israéliennes sur les dents. Car si les bateaux sont bloqués en Grèce - mis à part le navire français Dignité al-Karama qui a réussi à tromper la vigilance des autorités avant d'être à nouveau arraisonné dans un port crétois mercredi soir - les passagers aériens vont bel et bien débarquer.
«Hooligans». Le but déclaré des 650 participants - dont 300 Français - à l'opération «Bienvenue en Palestine», organisée par une quinzaine d'associations, est de se rendre dans les Territoires palestiniens, dont Israël contrôle les accès, à l'exception de la frontière entre la bande de Gaza et l'Egypte. Ils doivent arriver sur une cinquantaine de vols en provenance d'Europe, des Etats-Unis et du Canada. De son côté, le gouvernement israélien les accuse de vouloir participer à des manifestations contre l'occupation, notamment à Jérus




