La vague de «hooligans», selon la terminologie des autorités israéliennes, n'est pas arrivée vendredi à l'aéroport Ben Gourion. Tel-Aviv avait pourtant annoncé depuis près d'une semaine le déploiement des grands moyens en prévision de l'arrivée coordonnée de plusieurs centaines de militants propalestiniens. Comme pour la flottille internationale, qui voulait tenter de briser le blocus de Gaza et dont les bateaux n'ont pu quitter les ports grecs cette semaine, Israël a réussi à bloquer en amont l'arrivée par les airs de sympathisants de la cause palestinienne qui comptaient se rendre en Cisjordanie.
Liste noire. Près de 200 d'entre eux n'ont pu embarquer dans différents aéroports européens après l'envoi aux compagnies aériennes, par le gouvernement israélien, d'une lettre officielle accompagnée d'une liste de «personnes indésirables». Israël précisait que ces personnes, dont de nombreux Français, seraient refoulées à leur arrivée et devraient être immédiatement reconduites dans leur pays d'origine, aux frais des compagnies aériennes. La liste noire de 342 noms a été établie par la police et les renseignements israéliens qui se sont notamment servi des réseaux sociaux, largement utilisés par les associations propalestiniennes pour organiser l'opération «Bienvenue en Palestine». Au total, Israël peut se targuer d'un succès opérationnel : la trentaine de sympathisants propalestiniens qui ont réussi à débarquer vendredi à l'aéro




