Menu
Libération
Récit

Offensive française à Abidjan

Réservé aux abonnés

François Fillon était en Côte-d’Ivoire vendredi pour capitaliser sur l’intervention contre Gbagbo.

Le Premier ministre français François Fillon et le président ivoirien Alassane Ouattara au palais présidentiel d'Abidjan, le 15 juillet. (© AFP Issouf Sanogo)
Publié le 16/07/2011 à 0h00

Dé-com-ple-xé. Tel a été le maître mot de la visite de François Fillon en Côte-d’Ivoire, jeudi et vendredi. La première d’un Premier ministre français depuis… Jacques Chirac, en 1986. Le chef du gouvernement a rencontré son homologue ivoirien, Guillaume Soro, ainsi que le président Alassane Ouattara. Son voyage était placé sous le signe de la relance des échanges économiques entre les deux pays : à Abidjan, Fillon était accompagné d’une vingtaine de représentants de grandes entreprises françaises (Bolloré, Bouygues, Total, BNP Paribas). Premier partenaire commercial de la Côte-d’Ivoire, la France ne veut laisser à personne d’autre le soin de toucher les dividendes de la fin d’un conflit où elle a joué un rôle décisif, notamment sur les plans militaire et diplomatique.

«La relation franco-ivoirienne d'aujourd'hui est un partenariat décomplexé de part et d'autre… La France espère être le partenaire de référence de la Côte-d'Ivoire, mais n'entend pas être le partenaire exclusif», a déclaré, vendredi, François Fillon. Un langage que ne renierait pas Nicolas Sarkozy. Alors que la Chine est à l'offensive depuis plusieurs années sur le continent, Paris entend renforcer ses positions en Côte-d'Ivoire, où 140 groupes hexagonaux possèdent des filiales.

«prise de risque». Ce «partenariat décomplexé» est d'autant plus facile à assumer que les nouvelles autorités ivoiriennes sont les premières à le réclamer. Guillaume Soro a ainsi lancé à la France un

Dans la même rubrique