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Analyse

Il y a du gaz dans l’eau entre Israël et le Liban

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Après la découverte de gisements au large de l’Etat hébreu, Beyrouth et Tel-Aviv se disputent leur frontière maritime auprès de l’ONU.

Publié le 20/07/2011 à 0h00

Deux pays en conflit, une frontière maritime non délimitée et la découverte récente d’importants gisements d’hydrocarbures sous-marins : le nouveau contentieux entre Israël et le Liban est potentiellement explosif. Le ton est monté ces derniers jours entre Beyrouth et Tel-Aviv sur la délimitation de leurs zones économiques exclusives en Méditerranée orientale, où l’Etat hébreu a récemment découvert les plus importantes réserves sous-marines mondiales de gaz depuis dix ans. Certains redoutent la création d’une version sous-marine des «fermes de Chebaa», cette zone stratégique à proximité de la frontière israélo-libano-syrienne, dont Israël et le Liban se disputent le contrôle.

A l’origine de ces récentes tensions, l’annonce par Tel-Aviv, en début de semaine, qu’il présenterait dans quelques jours aux Nations unies le tracé de sa frontière maritime septentrionale avec le pays du Cèdre. La carte, approuvée en conseil des ministres, est une riposte à la version libanaise du tracé, transmise à l’ONUil y a un an, dont la ligne de démarcation se situe plus au sud.

Ligne Bleue. Depuis le retrait israélien du Sud-Liban en 2000, la «ligne bleue», une ligne de démarcation provisoire établie par l'ONU, sert de frontière terrestre de facto entre les deux pays, qui sont officiellement en état de guerre. La délimitation de leur frontière maritime est devenue urgente avec la découverte par Israël, l'an dernier, de plusieurs gisements de gaz naturel. Le plus important d'entre

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