Ils ont encore gâché la reconversion d'Alvaro Uribe. L'ancien président à poigne colombien (2002-2010) a dû renoncer à son poste de professeur invité à l'Ecole nationale d'ingénieurs de Metz (Enim), sous la pression de manifestants qui lui reprochent un CV lourd de casseroles. Il «n'a pas souhaité continuer à intervenir dans un cadre manipulé par une faction d'extrême gauche ayant porté - sans preuve - le discrédit sur son mandat», a décrété dernièrement la direction de l'école dans un communiqué. C'est la deuxième fois que l'ex-dirigeant conservateur voit s'évanouir ses velléités de pédagogue. En septembre, quelques semaines après avoir quitté le pouvoir, l'ancien chef d'Etat avait dû démissionner de l'université Georgetown à Washington peu après sa première intervention. Un collectif universitaire «Adios Uribe» avait facilement eu raison de ses ambitions.
En Europe, la «faction d'extrême gauche» en question est intervenue dès la première intervention de l'ex-président sur le développement économique de l'Amérique latine, en mars. Le dirigeant de l'Enim, Pierre Padilla, auteur d'un partenariat avec l'entité publique de formation professionnelle colombienne et nommé citoyen d'honneur par Alvaro Uribe en 2009, se réjouissait alors de la venue du prestigieux intervenant. Mais des étudiants colombiens en France, vite soutenus par des eurodéputés, ont rappelé les affaires qui ont émaillé les deux mandats du président à la main de fer. Recruter Uribe, «c'est comme tra




