Ils ne sont pas dans la rue. Le choc du plan d'austérité renforcée décidé par le gouvernement de Silvio Berlusconi, et voté par les chambres à la veille du week-end, est encore trop frais.«Il frappe les plus faibles et les pauvres gens, il ne fait rien pour la croissance et ne nous met pas à l'abri de la tempête», a tonné Pier Luigi Bersani, le leader du Parti démocrate, la principale force de l'opposition de gauche. Mais le parti avait retiré la plupart de ses amendements afin de permettre l'adoption en un temps record de ces mesures prévoyant quelques 48 milliards d'euros d'économies. Il s'agissait de calmer les marchés et d'éviter toute dégradation de la note de l'Italie. Les coupes dans les dépenses publiques devraient permettre au pays de parvenir à un quasi-équilibre budgétaire d'ici à 2014 et de réduire la dette à 112% du PNB au lieu de 120% actuellement.
Modérateur. «Comme sur le Titanic même les passagers de première classe ne seront pas sauvés», avait averti Giulio Tremonti, le ministre des Finances et des Economies. Voire. Au-delà de la réduction de déductions fiscales pour 20 milliards d'euros, le reste des mesures visent à une baisse des dépenses de l'administration : gel des salaires et des embauches des fonctionnaires, augmentation progressive de l'âge du départ à la retraite ou instauration d'un ticket modérateur sur les consultations des spécialistes et les analyses médicales.
La cure de rigueur risque en tout cas d’accroître




