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Niger : retour en terrain minier

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Areva revient progressivement à Arlit, là où Aqmi avait kidnappé sept étrangers l’an dernier.

Vue d'une usine Somair de traitement d'uranium, filiale d'Areva, près d'Arlit au Niger, le 23 février 2005. (© AFP Pierre Verdy)
Publié le 27/07/2011 à 0h00, mis à jour le 27/07/2011 à 7h27

Ce n'est encore qu'une avant-garde, mais le symbole est fort : ce week-end, une douzaine de salariés d'Areva ont fait un retour discret à Arlit, dans le nord du Niger. Leur séjour devrait durer «quelques semaines» tout au plus, dit-on au siège de la société, le temps de tester l'efficacité du nouveau système de sécurité mis au point conjointement par les Nigériens et les Français. Cette poignée d'expatriés a été installée à l'occasion d'un déplacement sur place du nouveau patron de la compagnie du nucléaire civil, Luc Oursel, qui vient de succéder à Anne Lauvergeon. Vinci, l'un des sous-traitants d'Areva au Niger, n'a pas prévu de revenir pour le moment, précise-t-on.

Ce retour se déroule sous haute sécurité. Car c’est à Arlit, où l’entreprise exploite des mines d’uranium stratégiques depuis la fin des années 60, que six employés d’Areva et de Satom, une filiale de Vinci, ainsi que l’épouse de l’un d’entre eux, ont été enlevés, en pleine nuit, par un commando d’Al-Qaeda au Maghreb islamique (Aqmi) en septembre 2010. La femme de ce salarié, et les deux employés de nationalités togolaise et malgache, ont été libérés en mars, vraisemblablement en échange d’une rançon. La dernière preuve de vie des quatre otages restant aux mains d’Aqmi remonte au 26 avril : dans une vidéo diffusée par le groupe terroriste, ils suppliaient Nicolas Sarkozy de retirer les troupes françaises d’Afghanistan. Une revendication qui dissimule mal des motivations mercantiles. A la suite de leur e

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