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Analyse

L’ONU impuissante face à Damas

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Une résolution est en préparation, mais Moscou bloque toute réponse musclée aux exactions syriennes.

Publié le 02/08/2011 à 0h00

L'émotion est générale, notamment dans les capitales occidentales, et les condamnations sont unanimes même de la part des pays les plus complaisants vis-à-vis du régime baasiste comme la Russie. L'indignation face à «ce régime qui massacre son propre peuple» peine pourtant à déboucher sur du concret, alors que Berlin et Rome demandent une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU. Depuis le début de la crise syrienne, il y a trois mois, le Conseil a seulement émis une condamnation verbale - certes «dans les termes les plus fermes» - des attaques, début juillet, des ambassades française et américaine à Damas par des manifestants pro-Bachar. Mais jamais, depuis le début de la crise, il n'a clairement condamné la répression avec une résolution.

«Un silence insupportable», souligne Paris qui, fin mai, aux côtés de Londres, Berlin et Lisbonne, avait préparé une ébauche de texte assimilant la répression à un crime contre l'humanité et appelant à des réformes politiques, tout en évitant alors d'évoquer des sanctions pour tenter d'obtenir l'accord russe. Sans succès. Le brouillon est resté depuis dans les tiroirs, bloqué par l'opposition de Moscou et de Pékin, mais aussi de membres non permanents, tels l'Afrique du Sud ou l'Inde, exaspérés par le précédent libyen et l'application jugée trop extensive de la résolution 1 973, autorisant le recours à la force pour protéger les populations civiles.

«Inquiétude».«Ce qui s'est passé ce

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