Le 15 février, la révolte éclatait à Benghazi dans l’est de la Libye où la foule s’emparait d’Al-Katiba, mi caserne mi palais, symbole de quarante-deux ans de pouvoir de Muammar al-Kadhafi.
Existe-t-il un risque d’enlisement ?
Quand commencent les premières frappes pour bloquer l'avancée vers Benghazi des forces de Kadhafi, Paris et Londres assurent qu'il s'agit d'une «question de semaines et non de mois». La résolution 1973 autorise le recours à la force pour protéger les civils mais n'évoque pas un changement de régime. «Les alliés ont sous-estimé la capacité de résistance de Kadhafi et surestimé la cohérence et les capacités de combat de la rébellion», note François Heisbourg de la Fondation pour la recherche stratégique. Mais les frappes de l'Otan ont cassé la machine de guerre et les forces de Kadhafi sont sur la défensive. La rébellion avance aussi bien à l'est qu'à l'ouest, où elle a pris hier Zawiyah, mais semble incapable d'arracher Tripoli.
Que représente la rébellion libyenne ?
Le Conseil national de transition, que Paris reconnut en premier comme «représentant légitime du peuple libyen», est désormais accepté comme tel par la plupart des capitales occidentales et par des pays longtemps hésitants, en Afrique notamment. Le régime de Kadhafi se trouve toujours plus isolé sur la scène internationale. «Le CNT est aujourd'hui militairement comme diplomatiquement en situation toujours plus avantageuse»,




