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Libération

Pékin s’acharne contre les microblogs

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Censure . Le gouvernement s’inquiète du caractère subversif de sites comme Weibo, le Twitter chinois.

Publié le 31/08/2011 à 0h00

En à peine deux ans, le nombre d'usagers des microblogs en Chine a atteint 200 millions. Mais ce succès colossal inquiète au plus haut point les autorités chinoises, qui ne parviennent pas à censurer efficacement leurs messages instantanés. Hier, Pékin semblait même préparer l'opinion pour leur éventuelle interdiction (Twitter étant déjà prohibé). L'agence Chine nouvelle a en effet appelé à exterminer «le dangereux cancer» des rumeurs qui circulent sur les microblogs. Ceux-ci sont comparés à une «étincelle» capable de «faire exploser» la prolifération des «fausses informations», avertit l'agence. «Concocter des rumeurs est une maladie sociale et leur diffusion sur Internet représente une menace sociale massive», jugent les autorités qui concluent : «Nous devons purger le sol sur lequel poussent ces rumeurs.»

«Affront». L'hystérie officielle s'explique par les camouflets retentissants adressés au gouvernement via les microblogs - notamment Weibo - dans deux affaires récentes. La collision entre deux TGV le 23 juillet à Wenzhou (40 morts, 192 blessés) et l'empressement des autorités à détruire les carcasses des trains, alors qu'au moins un blessé (une fillette) se trouvait encore à l'intérieur, ont déclenché la colère et l'écœurement des internautes. Des millions, voire des dizaines de millions, de «tweets» critiquant les autorités ont déferlé sur Weibo et les autres microblogs. Des reproches d'autant plus cuisants q

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