C'est quarante-deux ans, jour pour jour, après le coup d'Etat de Muammar al-Kadhafi que s'est ouvert, hier en fin d'après-midi, à l'Elysée un sommet de deux heures pour accompagner «la Libye nouvelle». Chefs d'Etats ou de gouvernements, ministres ou représentants de quelque 60 pays et organisations internationales étaient là, y compris ceux de nations jusqu'ici hostiles à l'intervention et s'étant abstenus lors du vote de la résolution 1973 par le Conseil de sécurité. La Russie a annoncé hier reconnaître le Conseil national de transition (CNT) comme «autorité de pouvoir» et Pékin salue son «rôle considérable pour la Libye». Jusqu'ici indéfectible soutien du Guide, l'Algérie a dépêché à Paris son ministre des Affaires étrangères et se dit prête à reconnaître le CNT lorsqu'il aura formé un gouvernement représentatif. Seule l'Afrique du Sud boude encore.
«Nous allons tourner la page de la dictature et des combats pour ouvrir une ère nouvelle de coopération avec la Libye démocratique», a lancé Nicolas Sarkozy, qui fut le premier à reconnaître le CNT dès le 10 mars et fut le fer de lance, avec le Britannique David Cameron, de l'intervention militaire. La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, a, elle, demandé aux Libyens de combattre l'extrémisme, alors que certains dirigeants rebelles sont jugés proches d'Al-Qaeda. L'ONU veut avoir un droit de regard sur la transition en Libye et Ban Ki-moon, son secrétaire général, s'est prononcé «




