«La Palestine est en train de renaître, c'est le message que je porte aujourd'hui.» C'est par ces mots que le président Mahmoud Abbas a conclu vendredi son discours devant l'Assemblée générale des Nations unies, au terme d'une matinée historique à New York. Une demi-heure plus tôt, à 11 h 45 précises (heure américaine), malgré les énormes pressions subies de toute part, Abbas avait remis au secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, une large enveloppe blanche contenant sa demande officielle pour faire de la Palestine le 194e Etat membre des Nations unies. Une initiative attendue par tout un peuple, et qui intervient soixante-deux ans après la reconnaissance d'Israël dans cette même enceinte. Prenant la parole devant l'Assemblée générale, sous des applaudissements nourris, Mahmoud Abbas s'est dit prêt à revenir «immédiatement à la table des négociations», sur la base des frontières de 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale, et à condition d'un gel total de la colonisation.
Justifiant sa décision de déposer sa demande d'adhésion à l'ONU, le leader palestinien a affirmé que tous les efforts déployés jusque-là pour essayer de trouver une solution négociée au conflit israélo-palestinien avaient échoué du fait de «l'intransigeance» de Jérusalem. «La politique de colonisation israélienne est la seule responsable de l'échec continu de la communauté internationale à essayer de sauver le processus de paix, a-t-il lancé. Le temps est v




