Le gouvernement israélien a compromis les espoirs - aussi minces fussent-ils - d’une reprise prochaine des négociations avec les Palestiniens, en annonçant, mardi, qu’il avait approuvé la construction de 1 100 nouveaux logements dans le quartier de colonisation de Gilo, à Jérusalem-Est. Cette décision tombe particulièrement mal, alors que le Quartette (Etats-Unis, Union européenne, Russie et ONU) tente de remettre le processus de paix sur les rails. Or, les Palestiniens ont prévenu qu’ils ne reviendraient pas à la table des négociations sans un arrêt total de la colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.
Dans la foulée de la demande d’adhésion de la Palestine, vendredi à l’ONU, le Quartette avait proposé aux dirigeants israéliens et palestiniens de reprendre d’ici un mois les pourparlers de paix, interrompus depuis plus d’un an. Le plan se réfère au discours de Barack Obama en mai : le président américain proposait de négocier sur la base des frontières d’avant la guerre israélo-palestinienne de 1967, avec des échanges de territoires acceptés par les deux parties afin de tenir compte des évolutions depuis.
Même s'il n'avait pas demandé explicitement l'arrêt de la colonisation, le Quartette appelait les deux parties à «se garder d'actes provocateurs pour que les négociations soient efficaces». Un vœu pieux, qu'Israël n'a mis que trois jours à décevoir en annonçant les nouvelles constructions à Gilo, proche de la ville palestinienne de Bethléem. Ce quartier d'envir




