Pour la huitième fois depuis mars, un jeune moine s'est transformé samedi en torche humaine en signe de protestation dans une région tibétaine de la province chinoise du Sichuan. «Il courait le corps en feu en criant "liberté pour le Tibet" et "laissez revenir le dalaï-lama"», a raconté un témoin à Radio Free Asia, en précisant que l'incident s'est déroulé sur le marché de la ville d'Aba. «Les policiers l'ont frappé pour le jeter à terre et éteindre les flammes avec des seaux d'eau, puis l'ont embarqué dans une voiture.»
Inaccessible. Selon le gouvernement tibétain en exil, le bonze Norbu Dathul, âgé de 19 ans, dépend du monastère de Kirti. Cette grande lamaserie est la cible d'une répression brutale des autorités chinoises depuis une première immolation par le feu survenue le 16 mars, qui a provoqué des heurts entre la police et la population tibétaine. Environ 300 moines, sur les 2 500 que compte ce monastère, ont été ensuite emmenés dans un lieu inconnu par les autorités chinoises. Depuis, Pékin refuse de s'expliquer sur leur sort, en dépit des demandes du Groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires de l'ONU et des Etats-Unis. Washington estimait, déjà en 2010, le nombre de prisonniers tibétains d'opinions à 824.
La zone d’Aba, qui fait partie de l’ancienne province tibétaine du Kham, est inaccessible aux étrangers depuis cette époque. Quant à la région dite autonome du Tibet, elle est pratiquement interdite d’accès dep




