Menu
Libération

Jour de relâche en Israël et Palestine

Réservé aux abonnés

L’Etat hébreu et le Hamas doivent procéder aujourd’hui à un échange de prisonniers qui verra la libération du soldat Gilad Shalit.

Publié le 18/10/2011 à 0h00

Jamais Israël n’a payé un prix aussi lourd pour la libération d’un de ses soldats. L’Etat hébreu et le Hamas doivent aujourd’hui procéder à la première phase d’un échange de prisonniers qui permettra la libération de Gilad Shalit, enlevé en juin 2006 et détenu depuis au secret par le mouvement islamiste dans la bande de Gaza.

En contrepartie, Israël s’est engagé à libérer plus d’un millier de détenus palestiniens, en deux étapes. Parmi le premier groupe de 477 prisonniers qui doivent être relâchés aujourd’hui en même temps que le soldat israélien, se trouve une large majorité (276) de détenus condamnés à des peines de prison à vie pour leur implication dans des attaques meurtrières contre des civils israéliens. Nombre d’entre eux ont participé ou organisé certains des attentats-suicides les plus sanglants de la seconde Intifada.

Ahlam al-Tamimi, la première femme membre de la branche armée du Hamas, condamnée à seize peines à perpétuité pour avoir conduit un Palestinien qui s’est fait exploser dans une pizzeria de Jérusalem en 2001, tuant quinze personnes, sera ainsi élargie. De même que Nasser Yateima, organisateur de l’attentat contre un hôtel de la ville israélienne de Netanya, qui avait fait trente morts le soir de la pâque juive en 2002. Sur la liste des prisonniers libérés, figure également Abdelaziz Salha, photographié montrant fièrement ses mains ensanglantées à la foule après le lynchage de deux soldats israéliens égarés à Ramallah en 2000.

Disproportion.

Dans la même rubrique