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Gilad Shalit, le «fils de tous les Israéliens »

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Enlevé à 19 ans pendant son service militaire, le timide Franco-Israélien est devenu, au fil de ses cinq ans de captivité, un héros dans un pays où chaque parent a un enfant sous les drapeaux.

ParDelphine Matthieussent
Envoyée spéciale à Mitzpe Hila
Publié le 19/10/2011 à 0h00

Avec son sourire timide, ses traits juvéniles, ses lunettes et son allure dégingandée de gamin grandi trop vite, Gilad Shalit a plus l'allure d'un étudiant que d'un soldat endurci au service d'une des armées les plus puissantes du monde. Ce physique fragile et son jeune âge - 19 ans lors de sa capture - ont fait craindre le pire pour sa santé physique et mentale pendant une détention au secret qui aura duré 1 940 jours. Son père le décrit comme un «garçon timide et peu bavard». Un de ses amis d'enfance témoigne aussi de ce tempérament effacé : «Nous avons grandi ensemble, nous nous connaissons depuis toujours, mais même avec moi, Gilad était réservé. Si je ne prenais pas l'initiative de lui proposer qu'on se voie, il n'appelait pas.»

Un fan du Tour de France

Né à Nahariya, une petite ville balnéaire dans l’extrême nord d’Israël, Gilad Shalit a grandi à Mitzpe Hila, un village situé à quelques kilomètres de la frontière avec le Liban. Adolescent, il aide ses parents dans la gestion des chambres d’hôtes qu’ils louent à proximité de leur maison familiale, dans l’environnement pastoral typique de la Haute-Galilée. Gilad Shalit fait du basket et du vélo, ses sports favoris. C’est un fan du Tour de France, qu’il suit chaque année avec assiduité.

Aujourd’hui âgé de 25 ans, Shalit est entré dans l’armée pour effectuer son service militaire obligatoire en juillet 2005, un mois après avoir passé l’équivalent du baccalauréat. En raison de problè

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