C’est la fin d’une saga qui aura duré plus de cinq ans. Le soldat franco-israélien Gilad Shalit, détenu pendant 1 940 jours par le Hamas dans la bande de Gaza, a été libéré hier au terme d’un échange de prisonniers sans précédent entre Israël et le mouvement islamiste.
«Bien entendu, ma famille m'a manqué. Mes amis m'ont manqué, ainsi que de voir des gens, de leur parler et de ne pas rester assis toute la journée», a indiqué le jeune caporal dans une brève interview à la télévision égyptienne, avant son transfert en Israël. Il y apparaît pâle et amaigri, le regard fixe et ayant, à plusieurs reprises, des difficultés à respirer et à articuler ses mots. Mais malgré ces signes de faiblesse, liés à sa détention au secret pendant plus de cinq ans, son état de santé a été jugé «satisfaisant» par les médecins militaires qui l'ont examiné à son arrivée en Israël.
Transféré tôt hier matin de la bande de Gaza en Egypte, il a ensuite été acheminé en Israël et transporté en hélicoptère sur une base militaire du centre du pays, où l’attendaient, entre autres responsables, le Premier ministre, Benyamin Nétanyahou, ainsi que ses parents, Noam et Aviva Shalit. Ce n’est qu’en fin de journée qu’il est rentré chez lui, à Mitzpe Hila, dans le nord d’Israël.
Œillets. Il y a été accueilli par des acclamations et des chants à son arrivée à bord d'un hélicoptère militaire. «Comme il est bon que tu sois rentré à la maison», indiquaient des pancartes accrochée




