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reportage

En Tunisie, «plus de partis que de sourates du Coran»

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A Tunis, en octobre 2011, devant les panneaux de propagande électorale. (Zoubeir Souissi / Reuters)
ParElodie Auffray
correspondante à Tunis
Publié le 22/10/2011 à 18h25, mis à jour le 23/10/2011 à 9h05

Dernière ligne droite, derniers efforts. L'élection de l'assemblée constituante a lieu dimanche en Tunisie. Pour convaincre ses compatriotes d'aller voter, Wided Allani parcourt les allées de terre du grand souk hebdomadaire de l'Ariana, dans la banlieue nord de Tunis. «Qui ne s'est pas inscrit pour les élections?», lance à la cantonnade la bénévole du projet «Bus citoyen», qui sillonne la Tunisie depuis juin pour inciter au vote.

Les Tunisiens à convaincre sont nombreux: 45% des huit millions d'électeurs potentiels ne sont pas allés s'enregistrer sur les listes électorales. Il a finalement été décidé de laisser le jeu ouvert à tous ceux qui ont une carte d'identité. «Il faut appeler au 1814, c'est gratuit. Ils vous diront dans quel bureau vous devrez aller», répète inlassablement la jeune professeure universitaire, surprise par le nombre de non-inscrits rencontrés ce matin-là.

Mais les intéressés de dernière minute semblent nombreux, si l'on en croit tous ceux qui s'arrêtent pour prendre le tract tendu par Wided, ou pour entamer la discussion. Mohamed, jeune vendeur de laurier, ne croyait pas que c'était nécessaire qu'il vote, puisque son père irait. Puis il a compris «que c'était un choix personnel». Il a opté pour

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