Le fort séisme qui a secoué hier en début d'après-midi le département oriental de Van, à la frontière turco-iranienne, pourrait causer la mort d'un millier de personnes, selon les premières estimations des spécialistes. D'après Mustafa Erdik, directeur de l'institut sismologique d'Istanbul, «700 à 1 000 personnes peuvent perdre la vie». Selon le parti au pouvoir, 70 personnes ont été retrouvées mortes hier soir.
La région de Van, à forte majorité kurde, souffrait depuis 1984 de troubles politiques, avec des accrochages entre les forces de l’ordre et les guérilleros du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).
Le séisme, de magnitude 7,3 sur l’échelle de Richter, a détruit plusieurs dizaines de bâtiments dans le centre-ville de Van (400 000 habitants). Il a aussi causé des dégâts à Ercis, une agglomération de 100 000 personnes située à 90 km de Van. Hier soir, de nombreux habitants quittaient la préfecture privée d’électricité, formant un long convoi sur l’autoroute. Dans la ville, craignant d’éventuelles répliques, les gens restaient dehors et s’apprêtaient à passer la nuit autour de braseros, en attendant les tentes promises par les autorités.
Volcanique. Le centre du séisme se situe près du village de Tabanli, à 30 km de Van. Une faille active à 5 km de profondeur en serait la cause principale. L'est de l'Anatolie, et en particulier les départements d'Erzincan, d'Erzurum, de Mus et de Van, «est une région volcanique, qui a été historiquement trè




