C’est bien une guerre qui se livre chaque jour dans le Caucase russe, où la situation s’est détériorée depuis que le mouvement de libération national tchétchène s’est transformé en une croisade islamique pour un émirat caucasien. Un jihad pancaucasien très différent de ce qu’avait été l’aspiration des Tchétchènes partis combattre au début des années 90 en Abkhazie (au nord-ouest de la Géorgie) pour la création d’une fédération des peuples montagnards, au moment où l’URSS s’effondrait sous le poids des revendications d’indépendance de ses Républiques.
Comment s’est produit ce changement ?
En juin 2006, Abdoul Khalim Sadoullaïev, le dernier président de la Tchétchénie indépendante, est assassiné par les forces russes. Un an plus tard, le 31 octobre 2007, son successeur, Dokou Oumarov, proclame l’émirat du Caucase et se désigne lui-même émir. Du même coup, il abolit la République tchétchène d’Itchkérie. Celle-ci avait été fondée en 1991 par les indépendantistes de l’ex-général soviétique Djokhar Doudaïev, qui dirigea avec succès la résistance à l’armée russe en 1996.
Le changement de 2007 est idéologique. Oumarov affirme que son émirat sera basé sur la charia. Mais il dément tout lien avec les jihadistes internationaux. Toutefois, deux ans plus tard, il recrée les «Jardins des martyrs», une brigade suicide formée par le chef de guerre Chamil Bassaïev, responsable de multiples attaques terroristes.
Quels en sont les conséquences ?
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